“Dialogo” con Michel Bettane su vini monocépage et expression d’un terroir

Forse qualche lettore ricorderà i post – leggete qui e poi leggete ancora qui – che recentemente ho dedicato alla sfortunata avventura di una gruppo di aziende italiane a Bordeaux nel corso di Vinexpo, concretizzatasi non nella partecipazione alla biennale rassegna vinicola francese, ma ad una rassegna off, denominata Italissima, ospitata, non senza molte polemiche, in uno spazio esterno adiacente al padiglione fieristico ufficiale.
Una rassegna, Italissima, che si è risolta, parola di una delle persone coinvolte nelle discusse (e da quanto ho saputo anche ben poco frequentate) degustazioni che si sono svolte a corollario di questa alternativa presenza italiana a Vinexpo, in un vero e proprio “flop”.
Regista, coordinatore, ideatore e conduttore di buona parte di queste degustazioni era stato Michel Bettane, che per i pochi che non lo conoscessero (mais c’est pas possible!) è il più noto giornalista del vino francese.
Una persona, che non posso certo dire sprizzi simpatia da tutti i pori, che è sicuramente un esperto di vini francesi, ma che quando si occupa di vini italiani a mio avviso non mostra tutta l’autorevolezza che testimonia quando si occupa di vins de Bordeaux et Bourgogne.
A seguito dei due post segnalati in apertura c’erano stati tutta una serie di interventi di commento, tra cui quello del responsabile del settore enogastronomia del Gruppo Espresso Enzo Vizzari, presente a Italissima e coinvolto in qualche degustazione, e buon amico di Bettane, e quelli di due altri amici e sodali del critico francese, lo svizzero Jacques Perrin, importatore e distributore di vini, anche italiani, nel suo Paese – vedete qui, nonché François Mauss, organizzatore del Grand Jury Européen e curatore del relativo blog.

Qualche giorno fa, a sorpresa, sul blog si era manifestato anche Monsieur Bettane, con un commento letto il quale ho dovuto contare sino a 2550 per evitare di rispondergli come la mia natura un po’ fumina avrebbe suggerito. Però, lasciato passare un po’ di tempo e avendo incontrato nel frattempo Enzo Vizzari a Corvara in occasione della verticale di Yquem e avendo parlato con lui, molto amichevolmente (tra l’altro Enzo mi ha invitato a partecipare a qualche sessione del Grand Jury, e mi ha assicurato di aver suggerito agli organizzatori di invitarmi al World Wine Symposium che si svolgerà a fine ottobre a Cernobbio: vedremo cosa diranno Mauss e gli organizzatori), dell’accaduto e del mio rapporto diciamo non proprio amicale con Bettane, ho deciso di rispondere. E l’ho fatto, sfruttando la mia buona conoscenza della lingua del confrère transalpino, in francese. Ho così deciso, lasciando tutto nella lingua di Molière e di Gabriel Fauré, di pubblicare su Vino al Vino, un piccolo “dossier Bettane”.
Dossier composto dal suo commento già pubblicato sul blog, dalla mia articolata risposta, e infine, giunta ieri, dalla sua risposta, alla quale ho deciso di non replicare, che mi fa dubitare non tanto di aver scritto in un francese che Monsieur Bettane possa aver capito (ha capito benissimo quanto ho scritto) bensì di rivolgermi ad un interlocutore che voglia non solo ascoltare se stesso, cosa che, a mio avviso, fa in ogni momento della sua vita di critico del vino, ma intendere le ragioni degli altri. limito, ritenendola una cosa importante, a prendere atto, dalle parole di Bettane, che “taluni vigneti francesi che passano per aver fatto la scelta del mono vitigno non hanno mai veramente applicato questo principio, accettando una proporzione di pinot blanc e di pinot grigio con il pinot nero, una proporzione di pinot bianco con lo chardonnay, di viognier con la Syrah, di uve bianche con uve rosse”.
So bene che lasciando i testi in francese senza tradurli in italiano questo post resterà diciamo così un po’ per happy few (quelli che hanno studiato francese e continuano a coltivare la lingua di Baudelaire e George Simenon – a proposito: imperdibili la domenica sera su Rete 4 i nuovi episodi del Commissario Maigret nell’interpretazione del grande Bruno Crémer – e non solo l’utilissimo, ma un po’ meno affascinante inglese) ma passatemi questa civetteria, visto che questo blog viene letto ogni giorno da una percentuale variante dal 20 al 25 per cento di lettori non residenti in Italia.
Credo che in fondo sia un modo, molto semplice, di dimostrare a Monsieur Bettane, che non sono né “chauvin” né “ridiculement nazionaliste” e quindi in fondo provinciale come, bontà sua, mi ha definito…

L’intervento di Michel Bettane su Vino al Vino
“Je découvre avec consternation tous ces posts. Je n’ai aucune responsabilité dans le choix des vins italiens présentés à cette dégustation bordelaise mais je n’avais aucune raison de discuter ceux de mon ami Vizzari. Ces vins m’ont beaucoup plu, en particulier les blancs et je l’ai dit. Je regrette le ton chauvin et ridiculement nationaliste de Monsieur Zilliani et ses amis de ce bloc.
Je ne viendrai jamais reprocher à Monsieur Zillani de donner ses jugements sur des vins français (je me souviens de Châteauneuf du pape dans Fine Wine) même si je ne partage pas ses avis et je n’irai jamais lui reprocher de ne pas savoir de quoi il parle parce qu’il est italien. Nous avons tous nos goûts, notre formation. Je peux porter un jugement sur la valeur de la direction d’orchestre ou le chant d’un opera de Verdi comme un italien peut parfaitement juger de la valeur d’une interprétation des Troyens de Berlioz et même de la qualité du français des chanteurs.
Il peut arriver de commettre quelques erreurs dans le feu d’un intervention orale et je suis reconnaissant qu’on les indique.  Sur les questions de fond et non sur des jalousies idiotes et infantiles d’un journaliste envers un autre il est vrai que je ne partage pas l’opinion de Zilliani sur la supériorité obligatoire d’un assemblage de 100% d’un seul cépage dans l’expression d’un terroir.
Je considère que la notion de beauté, d’harmonie et d’équilibre ne sont en aucun cas incompatibles avec celle de l’expression juste et exact d’une origine et je défends la possibilité (je dis bien la possibilité et non pas l’obligation…) d’assembler une petite quantité de cépages complémentaires. Je me méfie des totalitarismes, des exclusions, et des simplifications. Je n’oblige personne à partager mon sentiment mais on comprendra que je n’ai aucune sympathie envers des collègues envieux et impolis ».

La mia risposta a Michel Bettane
Monsieur Bettane, j’ai attendu quelques jours pour répondre, après avoir bien réfléchi, à votre commentaire sur mon blog. J’ai décidé, en écoutant les conseils de notre commune ami Enzo Vizzari, qui j’ai rencontré à une dégustation de plusieurs millésimes d’Yquem (il y avait aussi Monsieur Pierre Lurton , le Président du célèbre domaine), de ne pas considérer et faire semblant de ne l’avoir pas lu, vos accusations d’etre « envieux et impolis », et d’avoir des « jalousies idiotes et infantiles » envers vous.
Je vous assure de non n’avoir aucune forme d’envie et que je ne suis pas jaloux de vous, car il n’ya pas aucune raison de l’être. Je justifie ces accusations seulement en pensant à votre énorme considération de vous et, si vous me permettez, à votre égocentrisme qui vous porte à penser que les gens, aussi moi, puissent souffrir d’un complexe d’infériorité envers vous. Rassurez, je suis bien heureux d’être Franco Ziliani et avec tout le nécessaire respect que je dois à un Monsieur qui est considéré le plus important critique ou expert du vin français, je ne voudrais jamais être Michel Bettane.
Cette chose précisée, j’arrive au point important du discours, au point ou vous, en blâmant le « ton chauvin et ridiculement nationaliste » de ce qui j’ai écris à propos de Italissima (présentation des vins d’Italie à Bordeaux, lors de Vinexpo que notre amis Enzo Vizzari a jugé « un flop ») vous affirmez que je vous ai critiqué parce que je pense qu’un Français ne peut pas comprendre les vins d’Italie et j’affirme que seulement les italiens puissent juger le vins de mon Pays.
Vous n’avez rien compris, Monsieur, ou vous faites semblant de ne pas comprendre, pour affirmer ce qui vous convient. Croyez moi, Monsieur Bettane, je ne vous reproche de ne pas savoir de quoi vous parlez, quand vous parlez des vins d’Italie, et du Piémont en particulier parce que vous êtes français, mais seulement car, à mon avis, vous jugez nos vins avec un point de vue français et bordelais en particulier.
Seulement un véritable con, et donc pas moi, Monsieur, peux penser que peuvent comprendre et juger les vins d’Italie seulement des italiens, car, en ayant la chance, vous le savez bien (aussi si vous n’ êtes pas capable d’écrire correctement mon nom, qui est Ziliani – lisez dans la liste des composant the Editorial Board de The World of Fine Wine : il ya votre nom, bien sur, mais aussi le mien – pas Zilliani ou Zillani comme vous écrivez), de collaborer à des magazines anglais tels que Decanter et The World of Fine Wine, et d’avoir collaboré à l’annuaire Wine Report de Tom Stevenson, j’ai beaucoup de contacts avec nos confrères anglais ou américains.
Donc j’ai la chance d’être amis et d’avoir l’amitié et leur respect de beaucoup de wine writers from UK or Usa, mais aussi d’Espagne ou Allemagne ou Autriche et je pense qu’entre eux il y a tellement des gens qui sont des maitres pour mois et qui ont la capacité et le don d’avoir étudié les vins d’Italie, et d’avoir compris leur particularité, leur caractère spécial, qui est l’effet de cépages, terroirs, savoir faire, histoire, tradition qui sont absolument italiens et avec tout le respect et l’adoration, si vous voulez, que je dois aux vins et la glorieuse histoire des vins de France, n’ont rien à envier et ne doivent pas avoir aucun complexe d’infériorité.
Mais comment se fait-il que ces anglais, américains, espagnols, allemands, aussi français (je pense à Monsieur Pierre Casamayor) etc arrivent à bien comprendre et raconter à leurs lecteurs la particularité des vins d’Italie ? La réponse est bien simple. Ils ne sont pas plus capables ou intelligents que vous, ou meilleur dégustateurs, mais ils ont décidé d’étudier, déguster, juger le vins d’Italie en oubliant la leçon française, le model français, la supériorité française, avec une réelle volonté de comprendre et surtout une humilité qui est, à mon avis, Monsieur Bettane, fondamentale pour juger d’une façon intelligente et objective, pour cueillir toutes les nuances, aromatique et du gout, qui rendent un Barolo, un Brunello di Montalcino, un Barbaresco, un Taurasi, différents des magnifiques vins de Bordeaux, de Bourgogne, de la Cote du Rhône, de Châteauneuf -du-Pape et de toutes les régions viticoles de France.
Excusez-moi, mais dans ce que vous écrivez, à propos de nos vins, dans vos jugement à propos de vins que, sans arrogance, je pense connaitre mieux que vous, je ne trouve un sol brin de cette humilité, de cette volonté d’étudier, comprendre, se confronter, qui est le secret de la capacité de beaucoup de wine writer du monde de comprendre et bien raconter la différence, voila le mot clé, des vins d’Italie.
Je suis sur, il y a des gens très sérieuses qui l’affirment et je dois le croire, que vous êtes intelligent, que vous avez la même capacité, donc, si vous me permettez un conseil, essayez d’oublier votre Ego incommensurable, oubliez d’etre Michel Bettane, le roi du journalisme du vin français, et je suis sur, votre sensibilité le permet, que vous arriverez à juger les vins italiens, le Nebbiolo du Piémont, les Sangiovese de Montalcino d’une façon différente, avec une majeure ductilité et un éventail plus large d’appréciation, pas seulement adressé aux vins qui vous font penser d’être à Bordeaux et qui sont plus proches à votre sensibilité.
Peut être je suis impolis et arrogant en vous donnant ce conseil, mais je vous le donne avec plaisir. Pour ce qui concerne, l’opinion « sur la supériorité obligatoire d’un assemblage de 100% d’un seul cépage dans l’expression d’un terroir » et votre considération « que la notion de beauté, d’harmonie et d’équilibre ne sont en aucun cas incompatibles avec celle de l’expression juste et exact d’une origine » et votre défense de « la possibilité (je dis bien la possibilité et non pas l’obligation…) d’assembler une petite quantité de cépages complémentaires », la il s’agit de point de vue différents et, je crains, inconciliables, mais seulement quand je pense aux vins monocépage plus importants d’Italie, Barolo, Barbaresco, Brunello di Montalcino, Taurasi. A’ mon avis, mais c’est pas seulement mon avis, car beaucoup de confrères, italiens, américains, anglais, etc, sont arrivés à cette conclusion, la grandeur de ces vins est le résultat, magique, d’une mariage parfait entre des terroirs d’exceptions, qui font la différence, et LE cépage qui est le symbol, le marque, la voix (mais aussi l’histoire, la tradition) de ces terroir, le cépage qui permet a ces sols, à ces terroir de s’exprimer d’une façon unique et inimitable.
A’ mon modeste avis (mais je sais bien que ce n’est pas votre point de vue, et que ce n’est pas l’opinion d’un producteur italien que je trouve très semblable à vous, Monsieur Angelo Gaja) un grand Barolo, un grande Barbaresco, un grand Brunello di Montalcino n’ont pas besoin, absolument, de l’assemblage « d’une petite quantité de cépages complémentaires » (faites mois imaginer lesquels…) et ce qui d’une façon publique ou dans le secret de leur caves affirment et agissent en pensant que « une petite quantité de cépages complémentaires » aident ces vins à mieux s’exprimer ne sont pas de véritables amis et serviteurs (tel que je crois doivent être les grandes vignerons) de leur terroir et de leur vins.
Ils sont, à mon avis, des gens, qui désirent changer les cartes sur la table pour des raisons que, quelque fois, sont inconfessables, car ils ne respectent pas le lois en vigueur dans leur appellations. Et parce qu’il pensent d’être supérieur et plus importants du vin et de l’appellation.
Une question, Monsieur Bettane: vous qui vous êtes favorable, en Italie, pour Barolo, Barbaresco, Brunello di Montalcino, à assembler ou ajouter « une petite quantité de cépages complémentaires » pensez vous la même chose, êtes si favorable et possibiliste, aussi pour le vins de Bourgogne, pour le magnifique vins qui sont expression de monocépages tels que le Chardonnay en blanc et le Pinot noir en rouge ? Pensez-vous qu’une petite partie de Sauvignon, de Viognier, va rendre une Batard Montrachet meilleurs et que un ajoutant une petite quantité de la magnifique Syrah, du super souple Merlot, du nerveux et solide Cabernet Sauvignon, ou, pourquoi pas, une partie de Nebbiolo o de Sangiovese ou d’Aglianico, va améliorer et rendre plus lumineuse la gloire immortelle d’une Romanée Conti, ou d’un Gevrey Chambertin ?
Je suis certaine, excusez-moi, que cette pensée folle ne vous appartient et que vous désirez que les grands vins de Bourgogne restent la magnifique expression de deux cépages magique, Monsieur le Chardonnay et le Roi Pinot Noir.
Permettez moi, en tant que journaliste italien, de penser, aussi si Monsieur Bettane peut me juger trop traditionnel, ou contraire aux nouveautés qui arrivent de la parte d’un grand critique français, que le future du Barolo, des Barbaresco, des Brunello di Montalcino doit rester monocépage, basé sur le Nebbiolo et le Sangiovese, sans « assembler une petite quantité de cépages complémentaires ». Français, ça va sans dire…
Au plaisir de vous rencontrer et de déguster ensemble, sans arrières pensées, sans exclusions, et préjugées, mais avec le respect et la connaissance de l’histoire et de l’identité (qui ne sont pas patrimoine exclusif de vos extraordinaires vins) des meilleures vins d’Italie, une belle série de Barolo, Barbaresco et Brunello di Montalcino. Pourquoi exclure qu’on puisse trouver un point de contact et de dialogue sur la route de telle «beauté, harmonie et équilibre » que pour tous les deux est le marque d’un grand vin de terroir français ou italien ? Merci de votre attention. Meilleures salutations Franco Ziliani.

Infine la controreplica di Michel Bettane

« Monsieur, sur un point je vous doit des excuses pour la mauvaise  orthographe de votre nom, même si l’idée d’une faute de frappe ne peut venir à votre esprit. Je ne reprocherai personnellement à personne de faire une faute sur le mien. Pour le reste je ne sais lequel de nos deux textes montre le plus d’arrogance ou de sentiment de supériorité.
Nous ne sommes d’accord sur rien et il n’y a rien de surprenant à cela. Chacun défend ses idées mais je ne ferai jamais ce que vous avez fait par le passé ( je me souviens de textes  violents et discourtois, auxquels je n’ai jamais voulu répondre, sur mon incapacité à comprendre et à juger les vins du Piémont) et à nouveau, dans cette réponse, une affaire personnelle sur ce qui n’est qu’une opposition politique, idéologique et morale entre deux visions du vin.
Je ne prétend pas que la mienne est supérieure mais qu’elle donne au talent humain et au génie de la nature plus de possibilités, comme un plus grand choix de couleurs donne au peintre  et au tableau plus de complexité. Et si je souhaite cette possibilité je ne veux pas en faire une obligation, contrairement aux fondamentalistes comme vous qui n’acceptez aucune  contradiction aux dogmes que vous défendez.
Je vous demande aussi d’étudier d’un peu plus près certains vignobles français qui passent pour avoir fait  le choix d’un cépage unique. Vous verrez qu’ils n’ont jamais vraiment appliqué intégralement ce principe, en acceptant une proportion de pinot blanc et de pinot gris avec les pinots noirs, une proportion de pinot blanc avec le chardonnay, de viognier avec la syrah, de raisins blancs avec des raisins rouges, et que certaines familles de cépages comme le pinot noir sont si complexes qu’elles présentent des individus très différents, dont l’assemblage renforce le caractère et la typicité du vin, exactement comme en Piémont les différents clones de Nebbiolo. Michel Bettane”.

16 pensieri su ““Dialogo” con Michel Bettane su vini monocépage et expression d’un terroir

  1. Michel Bettane accusa Franco Ziliani di essere dogmatico, un fondamentalista…ma Franco Ziliani sta forse progettando in segreto qualcosa di pericoloso? Di cosa ha paura il noto giornalista francese?
    E poi…”Non siamo d’accordo su nulla e non c’è nulla di soprendente.”?
    Dall’assolutismo del Re Sole al relativismo spicciolo, su Rieducational Channel!

  2. @Franco

    Ho letto con piacere il diario di Alice Feiring: effettivamente nella descrizione che lei fa dell’incontro, forse un po’ inconcludente, con Robert Parker c’è qualcosa di analogo al carteggio tra te e Bettane (a parte ovviamente una marcata differenza di vis polemica): Parker viene descritto (non solo dalla Feiring a quanto leggo quà e là) come un fenomenale degustatore dotato però di un senso estetico poco evoluto, addirittura un po’ adolescenziale, ma soprattutto come una sorta di piccolo tiranno che rifiuta ogni critica: ad ogni osservazione che gli vien fatta, ad ogni incipit di discussione seria, si nasconde infine dietro un “De gustibus non disputandum est”, ossia un relativismo spicciolo con il quale si può chiudere improvvisamente ogni discussione, come sbattendo la porta.
    A prescindere da controversie più o meno spensierate sull’opportunità di aggiungere o togliere un 5% di merlot ad un uvaggio, io credo che sia questa la vera sfida di chi vive come noi in un mondo in cui oggi sembra vincere chi impoverisce il dibattito: non far morire mai la discussione e coltivare sempre la propria passione, a costo di passare per dei rompicoglioni o degli integralisti solo perché veramente appassionati, per non dire competenti.
    E pensare che un tempo con le barrique ci si facevano le barricate.
    Suerte, Franco.

  3. Spiacente sig. Bettane, fino a quando il vino sarà opera nostra (dei produttori), continuerà ad essere monocépage, vero e pulito, diretto e sincero, senza “imbastardimenti” o costruzioni anche dette “alchimie di cantina”.
    Le mode che si sono avvicendate sono state spesso frutto di interessi esterni ai produttori (vedi l’invasione delle barriques) ed hanno danneggiato la storia e la tradizione delle nostre regioni.
    Le richieste distorte del mercato sono state create da sabotatori senza scrupoli o arroganti incoscienti.
    Se possiamo permetterci di vinificare in purezza è perchè la natura ce lo consente.
    Anche la nostra cucina rispecchia il frutto della nostra terra generosa di aromi naturali. Questa è la nostra ricchezza e sappiamo rispettarla.
    Ad ognuno le sue tradizioni, il suo mestiere e la sua coscienza.

  4. @giovanna

    vinificare in monocépage è una scelta che dipende dal luogo. Credo che anche Franco concederà che le due zone vinicole più prestigiose del mondo sono Bordeaux e la Borgogna. Nel primo caso, taglio tipicamente di tre vitigni, nel secondo monocépage. Non credo che Château Yquem venga fatto con taglio perché la natura non consentiva di fare meglio con un solo vitigno…

    E’ un po’ come la polemica della barrique, in Italia una moda assurda alimentata per anni dalla guida del Gambero-Gasteropodo. Ma i più grandi vini del mondo vengono fatti proprio con la barrique.

    Il monovitigno storicamente non va bene per le regioni francesi meridionali. Penso che in Italia si possa ragionare in maniera simile. Il Chianti come il Côte Rôtie da sempre viene o veniva fatto con un vitigno rosso principale tagliato con altri, anche bianchi, per completarlo. Insieme esprimono il terroir locale a meraviglia.

    Le tradizioni evolvono, altrimenti sono fossili e morte. Ma evoluzione vuol dire intelligenza. La moda barrique non è né intelligenza né tradizione evoluta. Il monocépage non è nè una regola generale, né una tradizione. Direi di più, il vitigno, o i vitigni, non sono il fattore più importante per la qualità di un vino, ma un elemento fra tanti che contribuiscono all’espressione di un territorio. A volte, di vitigni ce ne vuole più di uno.

  5. tutto bene con il tuo ragionamento Mike, salvo una piccola correzione, laddove scrivi “che le due zone vinicole più prestigiose del mondo sono Bordeaux e la Borgogna”. Io aggiungerei che le zone vinicole più prestigiose del mondo sono almeno quattro e alla vostra Champagne, regno dell’assemblage di più uve, io aggiungerei le Langhe del Barolo e del Barbaresco. Ragion per cui non é vero, come dici, che “il più grandi vini del mondo vengono fatti proprio con la barrique”, perché i grandi Barolo tradizionali, figli di macerazioni lunghe e affinati in grandi o medio grandi botti di rovere, la “barrique” o carato non sanno proprio cosa sia…

  6. non solo , l’aggiunta di merlot a , per dire , Barbaresco , non è al fine del miglioramento della specie , ma a quello vergognosamente inconfessabile dell’adeguamento al bon ton , comme il faut .

  7. Si, di Barolo aromatizzati con la barrique ne ho assaggiati fin troppi, hai ragione. E concordo sullo Champagne, troppi dimenticano che è innanzitutto un vino e un grandissimo vino fatto da veri vignerons. Adoro un vero Barolo tradizionale, e lo considero di gran lunga il massimo del vino italiano, ma per l’effetto nefasto che ha avuto la moda barrique su questa regione tendo ad ometterlo dai top 4…; ormai lo standard è stato deviato da opportunisti che sono saltati sul bandwagon della guida dei parker-wannabes.

    Se aggiungiamo il Barolo, tra i grandi bisognerebbe allora aggiungere l’Alsazia e la Loira, la Mosella tedesca, Tokaj, il Wachau e Neusiedlersee, il Douro, la Ribera del Duero. Ah, il vino, troppi vini splendidi, troppo poco tempo per approfondire su tutti…

  8. Michel Bettane est ainsi il possède des références et des certitudes en rapport avec celles-ci, qu’il considère comme des “modèles stylistiques”. Relisez le vous trouverez assez souvent cette expression au détour de ses commentaires. C’est une modélisation qui est très liée à la manière d’évaluer dans le monde de l’enseignement. Je crois aussi que la plupart des “critiques” fonctionnent ainsi!

  9. Ora divento più cattiva ed aggressiva: punto i piedi e le mani forse anche i denti.
    In un momento in cui finalmente si sta ritornando ai VERI Barolo e Barbaresco (che neppure vengono menzionati dal sig. Tommasi come i grandi vini del mondo) mi chiedo se per caso non ci sono interessi di parte (campanilismi) nel tentavo di rovinare i migliori vni Italiani per non aver rivali sul mercato mondiale.
    Vogliamo anche parlare di rapporto qualità prezzo per i poveri consumatori? … a parità di alta qualità?
    Io non ho sputato su nessuno, ma non mi piacciono le spinte negative di cui già ho parlato.
    Difendo a spada tratta le nostre tradizioni in cui credo fermamente e non credo a torto.

  10. Je crains que certains internautes italiens n’aient pas vraiment compris le fond du débat : je n’ai aucune raison de vouloir changer quoique ce soit à la législation actuelle sur les vins italiens qui est du ressorts des viticulteurs italiens eux mêmes. Je dis simplement que dans un monde idéal chaque viticulteur devrait avoir le droit d’exprimer sa propre interprétation de l’expression d’un terroir sans interdire à un autre de le faire d’une autre façon. J’aime la diversité des styles, je me méfie de ceux qui veulent l’interdire. Ce n’est pas comme le pense Patrick Essa une déformation de professeur mais simplement la défense d’une vision humaniste des choses, dans le meilleur de la tradition européenne. Mais le point de départ concernait des dégustations de vins italiens à Bordeaux dont Monsieur Ziliani a contesté sur d’autres sites que le sien la qualité et la pertinence. Je le remercie néanmoins de me permettre d’exprimer mes idées ici.

  11. Davvero illuminante questa frase: “Je dis simplement que dans un monde idéal chaque viticulteur devrait avoir le droit d’exprimer sa propre interprétation de l’expression d’un terroir sans interdire à un autre de le faire d’une autre façon. J’aime la diversité des styles, je me méfie de ceux qui veulent l’interdire”. Traducila in italiano, mettila pure nel dibattito sul Brunello e ti trovi sempre di fronte allo stesso problema di due diverse concezioni del fare il vino.

  12. la libertà di esprimere la propria interpretazione del terroir esiste, chiaramente non possiamo poi pretendere di dare un nome che specificatamente descrive e distingue una DOCG.

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